Abbaye du Thoronet

Bon vous avez dû le remarquer, pas de galerie de l’été. Rassurez-vous, je suis bien parti en vacances (même si réduites) et cette année nous avons décidé de changer nos traditionnelles sorties et de chercher quelques nouveautés. Sur les 3 dernières années, un site touristique avait attiré mon attention, l’Abbaye du Thoronet. Bien qu’un petit peu loin pour une simple sortie, nous avons donc décidé de tenter cette expérience.

Direction donc l’Abbaye, située au milieu du massif des Maures à côté de la commune du Thoronet. Elle fait partie de l’appellation « les trois sœurs provençales » avec Sénanque dans le Vaucluse et Silvacane dans les Bouches-du-Rhône.
L’accès au site se fait assez facilement, 80% du trajet se fait par autoroute et le reste pas de belle route de Provence. Une fois arrivés sur place, coup de chance, nous prenons la dernière place du parking qui n’est pas très grand. Nous nous inquiétons un peu sur la quantité de monde présent dans l’enceinte de l’Abbaye.

Finalement, ce fût juste une impression, le parking étant énormément sous dimensionné par rapport à l’immensité du site.

Commençons par un peu d’histoire. L’abbaye du Thoronet a été fondée au 12eme siècle afin d’accueillir une vingtaine de moines qui après avoir testé d’autres sites s’installent sur celui-ci pour fonder la 1ere Abbaye cistercienne dans la région. L’abbaye fonctionne bien et devient vite autonome de par ses productions agricoles et les donations.
Au 14eme siècle, malgré le déclin financier, les moines restent et font survivre l’Abbaye.
L’abbaye du Thoronet a subi de nombreuses restaurations au fil des siècles. Surtout à partir du 19eme siècle après son achat par l’état en 1854. Malgré tout l’aspect d’origine a réussi à être conservé.
Elle reste assez simple dans sa construction mais son secret réside dans l’emplacement des ouvertures qui entraîne une lumière particulière qui en transforme sa morphologie tout au long de la journée.

Le début de la visite se fait par le cellier qui conserve encore des pressoirs de sa conversion en cave à vin au 16eme siècle.
Nous entrons ensuite très vite dans la partie principale de l’Abbaye, le cloître dont la construction remonte à 1175.
Bien que mesurant une 30aines de mètres par côté, la lumière entrante et les ouvertures donnent une impression d’immensité.
Ce que l’on remarque en 1er c’est que le sol n’a pas été aplani afin de construire le cloître contrairement aux autres parties mais que celui repose sur la pente créée par le terrain (Une des raisons invoquées est de pousser le fidèle à monter vers l’église située sur le point culminant du site pour se rapprocher de Dieu).

Du cloître nous arrivons vite à l’église qui malgré le fait qu’elle soit toujours active reste assez dépourvue de fioritures mais se laisse orner par la lumière.
Elle n’est pas très haute (le clocher culmine à une 30aines de mètres) mais cette absence de décors donne l’impression que l’église est très vaste.
Nous passons ensuite à la salle capitulaire, ou nous sommes impressionnés par la conservation des colonnes et des voûtes en ogives.
Nous continuons notre tour par le lavabo, le dortoir… avant d’arriver au cloître supérieur ce qui est très rare de trouver dans les Abbayes.
Celui-ci donne une belle vue sur l’ensemble des bâtiments et permet d’en comprendre le fonctionnement et l’organisation des différentes pièces.

Une fois sortis des bâtiments, nous faisons le tour du site entre jardin, potager et bassins. Bien que la surface visitable reste modeste, cela donne idée de l’organisation du site lors des siècles passés.

Je ne regrette pas cette sortie, le site est bien conservé et malgré que nous l’ayons visité en plein mois d’Août, nous avons trouvé une fraîcheur agréable au milieu des pierres et il n’y avait pas trop de monde ce qui nous a permis de faire une visite tranquillement.
Si vous êtes de passage dans la région n’hésitez pas à vous arrêter, de plus en été certaines soirée sont réservées pour de concerts de musique classique ce qui doit être agréable dans un lieu aussi chargé d’histoire.

Plus d’informations sur : http://www.le-thoronet.fr/

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